SENTIERS PLEIN-AIR vous invite à suivre Martin Gilbert aux Olympiques de Pékin. Nous sommes un fier commanditaire de Martin depuis plusieurs années maintenant. Bravo et bonne chance!
Dernières nouvelles:
 Les problèmes de vélo de Martin Gilbert provoquent un mouvement de sympathie Robert Laflamme La Presse Canadienne - 16/08/2008 12h13 Martin Gilbert ne s'attendait pas à ce que les problèmes de vélo auxquels il fait face aux Jeux de Pékin provoquent un fort mouvement de sympathie à travers le Canada. «J'ai reçu des dizaines de courriels et de messages sur facebook d'amis et de gens prêts à me venir en aide. Et mes parents à Châteauguay ont été débordés d'appels», a confié le cycliste québécois, samedi. «Plusieurs fabricants de bicyclettes ont proposé de me dépanner. Un monsieur de Toronto était même prêt à m'acheter un vélo.» «C'est gentil, j'apprécie tout ça, a-t-il souligné. Je peux rassurer tout le monde que ma situation va s'arranger.» Compte tenu des délais serrés, la course sur piste Madison à laquelle il va participer en compagnie de Zach Bell a lieu mardi, Gilbert n'a pas réellement d'autre choix que d'emprunter la bicyclette d'un coureur d'un autre pays. «Plusieurs pays sont sympathiques à ma cause. J'ai l'embarras du choix. Et comme les vélos sont déjà sur place, je peux les essayer et en trouver un quasi identique au mien. La période d'adaptation sera plus courte. C'est la meilleure solution dans les circonstances.» Sans lancer la pierre à quiconque, il n'a pu s'empêcher de glisser que c'est avant son départ du Québec que les compagnies auraient dû lui offrir leur soutien. Il en a contacté trois avant de quitter, et la meilleure proposition qu'on lui a faite a été de lui vendre un vélo au coûtant. «Je dois préciser que peu de compagnies fabriquent des vélos sur piste comme celui qu'il me faut, a-t-il mentionné. On ne peut pas toutes les blâmer. Il existe trois ou quatre grandes marques», a-t-il renchéri. Gilbert, âgé de 25 ans, a vu se briser la selle du vélo qu'il emprunte à l'équipe nationale au cours d'une séance d'entraînement, quelques jours après son arrivée en Chine. Il sera donc contraint de concourir avec un vélo d'un autre pays, au vélodrome de Laoshan. Sa mésaventure n'est pas sans rappeler celle de Lori-Ann Muenzer aux Jeux d'Athènes, il y a quatre an. Muenzer, d'Edmonton, a décroché la première médaille d'or canadienne de l'histoire en cyclisme avec des roues empruntées, à l'épreuve de vitesse sur piste. Voici un article du Soleil de Châteauguay du 9 juillet 2009 Les efforts acharnés du Châteauguois Martin Gilbert pour réaliser son rêve de participer aux Jeux olympiques ont porté fruit. L'athlète de 25 ans ira finalement défendre les couleurs du pays à Pékin dans l'épreuve Madison (voir autre texte) en cyclisme sur piste. L'exploit n'est pas banal. Les Québécois qui ont participé aux Jeux olympiques modernes en cyclisme sur route ou sur piste, en 112 ans d'histoire, se comptent sur les doigts de la main. Cette année, Martin est le seul représentant de la Belle province. Il fait figure de pionnier; il est le premier Québécois et le premier Canadien, avec son partenaire Zach Bell, à prendre part à la Madison, Une épreuve relativement récente aux JO. Fait particulier, le dernier Québécois qui a accédé aux Jeux olympiques en cyclisme avant Martin Gilbert est aussi un Châteauguois : Czeslaw Lukaszewicz qui a pédalé sur route à Sydney en 2000. «Je suis vraiment heureux ! » a confié un Martin Gilbert rayonnant, entouré de ses parents, de proches et de fans qui l'ont chaleureusement félicité, jeudi soir dernier, à la sixième étape de la série cycliste Robert Brisson, à Mercier, quelques heures après l'annonce officielle de sa sélection. Au cours des derniers mois, Martin s'est démené sur la scène internationale pour qualifier le Canada aux Jeux de Pékin. Il a pédalé sur la piste et en dehors, forcé, entre autres, de réserver lui-même avion et hôtel et de payer une grande partie de ses voyages de sa poche. Au terme de la compétition décisive, les Championnats du monde tenus à Manchester en mars dernier, l'aventure se terminait en queue de poisson. Du moins, le croyait-on. Martin et son compatriote Ryan McKenzie ont classé le Canada 16ealors que les 15 premiers pays étaient admis aux Jeux. Mais, heureusement, ce nombre fixé par l'Union cycliste internationale (UCI) n'était pas coulé dans le béton, a appris par la suite Martin Gilbert. Déterminé à gagner la place qu'il avait ratée de si peu, il a plaidé sa cause auprès de l'UCI. L'organisme a accédé à sa demande en permettant au Canada d'ajouter un cycliste à son équipe nationale. L'Association cycliste canadienne a confirmé jeudi que l'heureux élu était Martin Gilbert. Celui-ci va disputer la Madison avec Zach Bell, du Yukon, déjà sélectionné pour participer à la course aux points sur piste. Fils de deux grands sportifsLes yeux brillants, Colette Brunet regarde son fils : «Je suis fière de lui et pour lui ! Il est ma plus belle réussite !», lance-t-elle, tout sourire. «Il mérite ce qui lui arrive.» Son père Daniel Gilbert est aussi ravi. «C'est émouvant», confie-t-il. Sa passion pour le sport, Martin Gilbert l'a héritée de ses parents. Colette et Daniel sont des athlètes. Elle a longtemps fait de la natation de compétition et lui est un adepte du triathlon. Entre autres. «J'ai commencé assez jeune à faire du sport. Je faisais du ski à trois ans, puis du vélo, du soccer, du hockey. À 8-9 ans, je faisais des triathlons avec mes parents qui faisaient des compétitions chaque fin de semaine. On partait avec la tente roulotte. On a été un peu partout au Québec. C'était le fun», raconte Martin. «C'était aussi le fun pour nous. On voyait qu'il avait du talent. Il fallait que la passion soit là. On ne l'a pas forcé», précise Colette. «C'était un enfant incapable de rester inactif.» Daniel Gilbert souligne qu'une nageuse d'élite, Ann De Prater, avait jadis prédit que son garçon irait un jour aux Jeux olympiques. «Ça va loin. Il y aurait bien du monde à remercier», a-t-il mentionné. Il a cité en exemple la fois où Martin, âgé de 10 ou 11 ans, avait été admis au championnat canadien de triathlon prévu à Windsor. «Le voyage était assez cher. J'étais allé voir Jean-Luc Dumouchel, il m'avait dit : t'iras voir mon père, je suis sûr qu'il va aider», relate M. Gilbert. Le père en question était Jules Dumouchel, alors propriétaire du restaurant Le Rustik à Châteauguay, aujourd'hui disparu. «M. Dumouchel avait donné 500 $. Je ne l'ai jamais oublié», dit Daniel Gilbert. «Déjà, il y avait quelqu'un qui croyait en lui.» Martin était très fort. À sa première compétition au championnat canadien, catégorie junior, il a raflé la médaille d'argent. L'équipe nationale de cyclisme l'a approché. «Après, tout a déboulé vraiment vite», dit-il. D'abord champion de route, Martin a commencé à pratiquer la Madison il y a un peu plus de quatre ans sur la piste à ciel ouvert de Bromont, la seule du genre au Québec. Il n'y a pas de vélodrome couvert au pays. Son entraîneur Éric Van den Eynde a estimé qu'il pourrait avoir du succès dans la discipline. Avec Alexandre Cloutier, le Châteauguois a raflé le titre canadien. Le duo est ensuite parvenu à se classer 7e à une coupe du monde. Martin a tenté en vain de se qualifier aux Jeux d'Athènes, à 21 ans. «Je venais de commencer», note-t-il. Pour lui, ce n'était donc que partie remise. Inabordable pour les prochesSes parents ne seront pas dans le vélodrome où Martin va vivre son rêve. «C'est difficilement accessible pour la famille. C'est pratiquement mieux à la télé», affirme l'athlète. Le coût du voyage et des entrées serait exorbitant. «Il y a quatre ans, j'avais été voir le prix des billets pour la cérémonie d'ouverture à Athènes et c'était 900 $ US. Le voyage n'est pas abordable», explique Colette Brunet. «Aussi, ça nuirait à sa concentration si on était là. Il viendrait nous voir et il faut qu'il soit dans sa bulle.» Source: Le Soleil de Châteauguay - 9 juillet 2009 (Michel Thibault) |